Randonnée itinérante dans les iles du Cap-Vert

 

 Situé sur le continent africain, à plus de 4000 kilomètres de la France, l’archipel du Cap-Vert était si inhospitalier que personne n’y habitait avant sa découverte par les portugais au milieu du XVème siècle : les choses ont changé et les capverdiens accueillent avec gentillesse les randonneurs venus arpenter leurs iles volcaniques.

 La nature est, cependant toujours aussi rude et le paysage d’aspect minéral ; les sentiers caillouteux ou pavés, pour les meilleurs d’entre eux, peuvent ressembler aux pires tronçons de la course cycliste « Paris-Roubaix » : ils ne devaient cependant pas rebuter les 13 amis randonneurs qui se sont élancés, pendant une semaine au mois de mai, à l’assaut de cols au décor lunaire, sur l’ile la plus occidentale de San Antao, dans une chaleur supérieure à 30°C, heureusement continuellement rafraichie par d’agréables vents de mer. Quel contraste avec les fonds de vallée verts, où coulent quelques filets d’eau permettant de luxuriantes cultures en terrasses …et les randonnées ombragées.

  

     La chanteuse Cesaria Evora, capverdienne internationalement connue, a popularisé auprès du grand public , la « morna » ,musique capverdienne lancinante, née du dénuement et de l’exil, dont le titre le plus connu est « Sodade », mot portugais difficile à traduire en français, exprimant un sentiment complexe où se mêle mélancolie, nostalgie, et espoir :c’est probablement le sentiment qui a envahi les randonneurs à la fin de leur séjour trop court , toujours trop court quand il est, chaque jour, riche de rencontres et de paysages étonnants.

 Si cette randonnée loin de nos chemins marnais ou axonais  était réservée à des sportifs entrainés et expérimentés, l’essentiel de l’activité des « amis randonneurs » , qu’il s’agisse de randonnée ou de marche nordique , est accessible à tous : avec un peu d’entrainement , on peut arriver à des sommets : c’est ainsi que la doyenne du groupe dépassait les 73 ans…une petite jeune par rapport à la doyenne de l’association, qui si elle se cantonne désormais aux randos et aux marches nordiques « douces » affiche plus de 80 ans au compteur !

                    La « Marquise » de Josette et celle de Molière

 

  La marquise est une boisson à base de champagne frappé, avec addition d’eau de Seltz et de jus de citron. Une variante de cette recette est à base de vin blanc (sauvignon), de jus de citron, de sucre et d'eau gazeuse non sucrée.

Voici la recette de Josette, délicieusement servie le soir de la « Full Moon » 2019 à la chapelle Saint-Lié :

Pour 50 personnes (ou une trentaine de randonneurs)

 

1-   La veille, mélanger :

·         5 bouteilles de vin blanc sec ( ex : vin d'Alsace ou muscadet ),

·         ½ bouteille de Cointreau,

·         3,75 L de jus d’orange,

·         25 citrons non traités coupés en rondelles,

·         1,5 kg de sucre semoule.

 

2-   Le jour même, ajouter :

·         5 bouteilles de clairette de Die.

3- servir frais

4- re-servir frais (et ajoute-je avec l'hypocrisie ambiante : "à consommer avec modération")

 

Cette recette de « marquise » me rappelle bien sûr le film « Angélique, marquise des anges » avec Michèle Mercier - dont tous les adolescents boutonneux étaient amoureux - et Robert Hossein, dans les rôles principaux , mais aussi l’acte II , scène  4 du Bourgeois Gentilhomme de Molière : dégustez-là avec autant de plaisir que la « marquise »de Josette :

 

MONSIEUR JOURDAIN : […] Au reste, il faut que je vous fasse une confidence. Je suis amoureux d’une personne de grande qualité, et je souhaiterais que vous m’aidassiez à lui écrire quelque chose dans un petit billet que je veux laisser tomber à ses pieds.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Fort bien.

MONSIEUR JOURDAIN : Cela sera galant, oui.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Sans doute. Sont-ce des vers que vous lui voulez écrire ?

MONSIEUR JOURDAIN : Non, non, point de vers.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Vous ne voulez que de la prose ?

MONSIEUR JOURDAIN : Non, je ne veux ni prose ni vers.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Il faut bien que ce soit l’un, ou l’autre.

MONSIEUR JOURDAIN : Pourquoi ?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Par la raison, Monsieur, qu’il n’y a pour s’exprimer que la prose, ou les vers.

MONSIEUR JOURDAIN : Il n’y a que la prose ou les vers ?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Non, Monsieur : tout ce qui n’est point prose est vers ; et tout ce qui n’est point vers est prose.

MONSIEUR JOURDAIN : Et comme l’on parle qu’est-ce que c’est donc que cela ?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : De la prose.

MONSIEUR JOURDAIN : Quoi ! quand je dis : « Nicole, apportez-moi mes pantoufles, et me donnez mon bonnet de nuit », c’est de la prose ?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Oui, Monsieur.

MONSIEUR JOURDAIN : Par ma foi ! il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j’en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m’avoir appris cela. Je voudrais donc lui mettre dans un billet : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour » ; mais je voudrais que cela fût mis d’une manière galante, que cela fût tourné gentiment.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Mettre que les feux de ses yeux réduisent votre cœur en cendres ; que vous souffrez nuit et jour pour elle les violences d’un…

MONSIEUR JOURDAIN : Non, non, non, je ne veux point tout cela ; je ne veux que ce que je vous ai dit : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour ».

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Il faut bien étendre un peu la chose.

MONSIEUR JOURDAIN : Non, vous dis-je, je ne veux que ces seules paroles-là dans le billet ; mais tournées à la mode ; bien arrangées comme il faut. Je vous prie de me dire un peu, pour voir, les diverses manières dont on les peut mettre.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : On les peut mettre premièrement comme vous avez dit : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour ». Ou bien : « D’amour mourir me font, belle Marquise, vos beaux yeux ». Ou bien : « Vos yeux beaux d’amour me font, belle Marquise, mourir ». Ou bien : « Mourir vos beaux yeux, belle Marquise, d’amour me font ». Ou bien : « Me font vos yeux beaux mourir, belle Marquise, d’amour ».

MONSIEUR JOURDAIN : Mais de toutes ces façons-là, laquelle est la meilleure ?

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Celle que vous avez dite : « Belle Marquise, vos beaux yeux me font mourir d’amour ».

MONSIEUR JOURDAIN : Cependant je n’ai point étudié, et j’ai fait cela tout du premier coup. Je vous remercie de tout mon cœur, et vous prie de venir demain de bonne heure.

MAÎTRE DE PHILOSOPHIE : Je n’y manquerai pas. (Il sort)

 

 

  Françoise vous invite à lire pendant les vacances , le livre de Joseph Ponthus, né dans les Ardennes (je sais, ce genre de détail n’encourage pas à acheter le bouquin ),ayant vécu à Reims (ça s'est mieux !) et désormais vivant en Bretagne ( Pas con, le gars! ) :  C’est l’histoire d’un ouvrier intérimaire qui embauche dans les conserveries de poissons et les abattoirs bretons. Jour après jour, il inventorie avec une infinie précision les gestes du travail à la ligne, le bruit, la fatigue, les rêves...

il vient de recevoir le "Grand Prix RTL 2016"

 et comme disait le slogan de d'Hara-Kiri , journal qui a bercé (peut-être trop près du mur) mon adolescence : "Si vous ne pouvez pas l'acheter, volez-le"

 C'est dans le Parc Naturel des Vosges, dans le Bitscherland qu'un groupe d"amis randonneur(euse)s terminera une année fertile en sorties loin de leur base bezannaise par des randonnées accessibles à toutes et tous , dans une ambiance  que tu peux qualifier , selon ton choix de :

*sympa (années 60 ,style "salut les copains")

* fun (un peu plus tard ,et désormais totalement ringard: "ouais, j'écoute"Fun Radio" )

* cool (à mettre ,dans une même phrase, chaque fois que tu prononce 3 mots / tu peux le dire aussi de façon désabusée)

Tu peux aussi dire, si tu as le sens de la synthèse (et tu l'as, bien sûr!) les 3 en même temps :

"S'il fait beau, ce sera super sympa, méga fun et hyper cool"